Les statistiques sont un domaine contre-intuitif pour l’homme:
– La taille de l’homme est limitée. Aucun homme ne mesure 10 mètres. Alors qu’un compte bancaire peut afficher une infinité de 0
– Un homme vit moins de 200 ans alors que les chiffres et les idées sont éternels
Et c’est normal. Nous sommes assujetties à 2 grandes contraintes que sont la gravité et le temps. C’est pour cette raison que dans le monde terrestre on trouve des limites à tout. On parle de distribution statistique normée (avec une fin, et de moins en moins de cas lorsqu’on s’éloigne de la moyenne).
Dans le monde des chiffres et du virtuel, les 2 contraintes liées au monde du vivant, n’existent pas. Ce monde des chiffres est donc contre-intuitif pour l’homme.
La bourse fait partie de ce monde des chiffres.
Seuls les hommes capables de le comprendre, mais SURTOUT capables d’agir en cohésion avec ce monde virtuel (en exploitant les fat tails), peuvent être rentables sur en bourse.
95% des spéculateurs basent leurs décisions d’achat sur des émotions « humaines » en phase avec les 2 contraintes du monde des vivants. Ils sont à côté de la plaque. Ils cherchent à agir dans un monde virtuel non normé… comme ils agissent dans un monde réel normé.
5% des spéculateurs agissent concrètement avec les bonnes règles du jeu dans le monde de la bourse (distribution non normée = fat tail = distribution mandelbrotienne).
Cédric Froment




