Pourquoi les leaders de marchés sont de véritables mines d’or pour vos portefeuilles ?

Depuis des décennies, les CTA, les hedges funds, les traders compte propre ou encore les fonds global macro qui ont opéré selon des stratégies de suivie de tendance, ont été extrêmement profitables sur les marchés à terme. Cependant, très peu d’études ont été publiées et donc rendu public sur le phénomène de trend following sur le marché des actions. Nous allons voir dans cet edito comment se prémunir des dans grandes pensées consensuelles sur la sélection de titre par la voie dite « classique » ; c’est à dire celle qui repose sur de beaux discours mais aucune preuve.

 

Nous sommes dans une fourmilière financière, cette partie du jeu ne sert qu’à nous distraire

Il existe en effet tant de société de gestion de portefeuille qui opèrent sur des bases discrétionnaires que l’approche « logique » ou mimétique veut que l’on s’intéresse à la santé d’un secteur et d’une entreprise lorsque l’on vient à investir en bourse. Et c’est là que les sociétés de courtage entrent en jeu ; leurs but est d’émettre des recommandations afin de permettre aux investisseurs de générer des frais de transactions ; c’est leur gagne pain. Plus les analyses sont « pertinentes » et plus l’investisseur se fait duper. Les sociétés de gestion de portefeuilles seront quand a elle vous séduire grâce à des plaquettes marketing colorées et entrelacées de termes techniques… ca fait plus sérieux ; après tout elles sont expertes dans ce domaine non ?

La vérité est pourtant bien triste, 95% de ces sociétés de gestion sont incapables de battre l’indice sur plus de 5 ans par contre elles sont capables de vous facturer des frais de gestion parfois supérieur à 2% chaque année et de temps en temps elles vous ruinent lorsqu’un Madoff est dans le coin. Quant aux sociétés de courtage dont le travail consiste essentiellement à recommander des titres à l’achat, quelques soient les conditions de marché…on frôle la catastrophe !

Si vous ne l’avez par encore compris il s’agit de 2 business parallèles, l’un capitalisant sur l’autre. Le gros problème avec cette énorme usine à gaz c’est que personne ne sait reconnaître le dindon de la farce.  Quand je dis personne, je parle bien sur de cette grande majorité d’intervenant qui croient connaître mais ne connait pas les règles du jeu… plus précisément il y a ceux qui croient savoir, ceux qui savent qu’ils ne savent pas,  et ceux et qui ne croient et ne savent rien.

Alors comment remettre les pendules à l’heure ? un bon backtest s’impose !


La face caché de la fourmilière n’est pas distrayante, elle est payante.

 

Est-ce que le Trend Following marche sur les actions ?

La base de données

Afin de réaliser ce backtest, seules les actions répondant à des critères minimums de liquidité ont été retenu. L’univers d’intervention s’est considérablement élargi entre 1983 et 2009 (de 250 à plus de 2500 actions, ce chiffre est dû au développement de la sphère financière au cours de ces 30 dernières années).

 

Les critères d’entrées & sorties

L’entrée se fait en clôture lorsqu’un plus haut relatif à tout l’historique de l’action est réalisé.

La sortie est effective si une clôture est réalisée sous le niveau de trailng stop à 10 unités d’ATR (il s’agit d’un niveau de support qui suit l’évolution des cours de bourse et qui est déterminé à partir d’une mesure de volatilité propre au titre).

 

 

Résultats du test

Plus de 18000 trades furent réalisés au cours des 22 années de test entre 1983- 2004 (une actualisation de ce backtest est visible en fin d’édito). Les frais de transaction et de slippage ont été intégrés au test.

 

L’axe horizontal représente les performances nettes réalisées. L’axe vertical représente le nombre de trade réalisé pour chaque tranche de 10% de performance.

Ce qui saute aux yeux, c’est que le taux de réussite de cette stratégie n’est que de 51.2%, ce qui n’a rien d’impressionnant et pourtant compte tenu de la réalité statistique des systèmes de trading en suivi de tendance il s’agit d’une très bonne performance. En effet, même avec un taux de réussite avoisinant les 30%, ces systèmes peuvent être extrêmement profitables. Ce phénomène s’explique grâce à la part de gain que rapportent les trades gagnants par rapport à celle des trades perdants. Le graphique met en avant que seulement 190 trades ont enregistré plus de 300% de progression alors que les pires trades n’ont put excéder 90% de perte. Ces grands gagnants sont les leaders de marché et c’est belle et bien sur ces actifs que toutes les stratégies de trading profitables doivent s’articuler.

Dans la réalité d’une gestion de portefeuille, les chiffres mis en avant sur ce graphique  prennent toute leur importance une fois exprimés en unité de risque. C’est-à-dire que si nous risquons 1 unité de notre portefeuille (cela peut correspondre à 0.5%, 1% voire 2% du capital)  combien le trade va-t-il nous rapporter d’unité ?

Le graphique ci-dessous correspond à cette conversion:

(normalisation)

 

 

 

Et là les résultats sont sans appels …

Le nombre de trade ayant perdu l’intégralité de leur unité de risque sont ceux à -100%.  Seulement une 40 aine a enregistré des pertes au-delà des attentes alors que des 100 aines de transaction ont fait bien mieux que dépasser positivement cette unité de risque.

 

 

Performances comparées à l’indice S&P 500:

 

 

 

Mise à jour 2005 à 2009

 

Cole Wilcox et Eric Crittenden travaillent pour Blackstarfunds et sont à l’origine de ce backtest.

 

 

Conclusion de cet édito

Les bons payeurs sont les leaders de marché pas les gérants et encor moins les brokers. Il existe de nombreuses stratégies pour capitaliser sur le marché, mais les meilleures d’entre elles reposent sur la véritable clé qui est la sélection du véhicule : les leaders de marché.

Cedric froment

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