Nicolas Darvas est devenu riche sans etre devant ses écrans !

devenir trader sans quitter son travail“Quand à savoir ce qu’on entend par une bonne valeur et une mauvaise valeur, force est de constater que cela ne veut rien dire . Il y a simplement des titres qui montent et d’autres qui baissent.”

Darvas était un outsider puisque ce danseur professionnel était en constant déplacement. Il fut actif sur les marchés pendant une très courte période : 1952 à 1960. C’était tout comme Livermore et O’neil un trader de tendance mais uniquement haussière ! Il n’achetait que des titres qui montraient de la force dans un marché fort. En effet il pouvait rester jusqu’a plusieurs mois sans passer 1 seul d’ordre en attendant que le marché soit bullish. C’était un opérateur qui attendait que tous les éléments soient réunis pour entrer de manière très agressive en terme de money management et de concentration de portefeuille. Il adoptait toujours une stratégie de pyramidage à la hausse quand le marché lui donnait raison. Sa stratégie s’articulait autour d’un concept qu’il intitula “Les boites de Darvas”. Il identifiait des boites dans lesquels évoluaient les cours de bourse. L’achat se faisait quand les cours sortaient à la hausse de la boite. Si la base de la boite était cassée à la baisse, sa position était soldée par un ordre stop. Il s’agissait donc de suivre la tendance tant que celle ci ne se retournait pas en identifiant une succession de boite dans une tendance haussière majeure. Il choisissait de concentrer son portefeuille généralement sur les 2 titres de la cote qui montraient selon lui le plus de force.

Stratégie

Le marché : il n’entrait qu’à la hausse, si une action peut perdre pratiquement 100% en passant de 500$ à 1$ ; elle peut gagner 5000% en chemin inverse.

La patience : savoir rester cash pendant de longue période en attendant LE bon moment.

L’analyse graphique de ses boites  : assimilables aux différentes patterns chartistes ; il achetait les breakouts, c’est à dire quand l’action montrait de la force uniquement.

Le money management  : était très agressif puisqu’il n’entrait que sur très peut de titre en concentrant son portefeuille sur sa sélection. Comme il attendait que toutes les conditions soient réunis, il pyramidait à la hausse avec l’idée d’etre investit sur marge maximale.

Utilisation des Stop Loss : ou ordre de vente à seuil de déclenchement sous les niveaux de ses boites afin de se faire sortir du marché en cas de retournement de tendance. Il faut rappeler qu’il n’était pas jamais devant ses écrans pendant la journée ; il prenait toujours ses décisions d’investissement au calme hors séance de bourse

J’ai employé pendant plusieurs années cette approche sur mon compte personnel. C’est certainement l’homme m’ayant le plus influencé pendant cette période. J’avais mis en place un ensemble de règles que j’ai formalisé sous LDM “Leaders de marchés”.

La forte directionnalité des marchés permet d’enregistrer d’énorme plus value à certains moments seulement. L’idée est donc de capturer des mouvements rapides et de forte amplitude uniquement sur les meilleurs actifs et au meilleur moment. Lorsque tous les ingrédients sont réunis, réaliser d’importante plus value sur les marchés devient “facile”. Ce qui est difficile c’est de connaitre les limites de son approche. En effet, rien ne marche constamment sur les marchés, l’idée est de savoir quelle méthode doit être appliquée et à quel moment.

Cedric Froment

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